Livraison soignée dès 39 € — pin's, bijoux et vinyles décoratifs emballés avec soin, avec suivi de colis. Voir les pin's
Punky Allsorts
Bijoux et piercings

Étiquetage d’un bijou vendu en France : ce qui est obligatoire

9 octobre 2026 · Bijoux et piercings
Étiquetage d’un bijou vendu en France : ce qui est obligatoire

Une fiche produit convaincante ne suffit pas à établir la conformité d’un bijou. En France, le vendeur doit décrire correctement sa composition, afficher son prix et pouvoir justifier la sécurité de chaque référence.


Pour une créatrice qui vend à la fois en boutique et en ligne, une appellation imprécise peut entraîner des corrections, des retours ou un retrait de produits. Les exigences varient selon les matériaux, les pierres et le circuit de vente ; les points essentiels sont les suivants.


À retenir :


  • Composition exacte et informations accessibles avant l’achat
  • Distinction claire entre doré, plaqué et métal précieux
  • Preuves de conformité chimique associées aux références vendues
  • Traçabilité des lots, des fournisseurs et des ventes

Étiquetage des bijoux : quelles informations fournir au client ?


Cette information préalable commence par une description fidèle du bijou, qu’il soit vendu en vitrine, sur un site marchand ou sur une place de marché. Selon la DGCCRF, le prix, la dénomination et les principaux matériaux doivent être indiqués pour un bijou fantaisie.



Bijou fantaisie : matériaux, prix et fiche produit


La réglementation française impose des informations compréhensibles avant l’achat, pas seulement une facture remise après paiement. Une mention comme « acier et verre » est plus utile qu’un nom commercial évocateur qui ne décrit pas les matériaux.

Lesen Sie auch:  Ranger ses bijoux fantaisie : éviter l'oxydation

En vente en ligne, la composition doit apparaître sur la page de la référence concernée. Un renvoi général aux conditions de vente ne permet pas au client de vérifier ce qu’il commande.


Les mots « doré » et « plaqué or » ne sont pas interchangeables : le second suppose des caractéristiques précises du revêtement. Le vendeur demande au fabricant ou importateur les spécifications permettant de justifier l’appellation employée.


Pierres, perles et traitements : choisir les bons termes


Lorsqu’un bijou comporte une pierre ou une perle, sa description doit éviter toute confusion entre matière naturelle, synthétique, reconstituée ou imitation. Les traitements qui modifient l’apparence peuvent aussi appeler une information spécifique et des conseils d’entretien.


Un quartz teinté ne devrait donc pas être présenté comme une pierre naturellement colorée. Une fiche technique liée au lot aide la vendeuse à garder la même description sur l’étiquette, la facture et le site.


Mentions à vérifier avant publication :


  • Prix et dénomination correspondant au produit réel
  • Métaux, revêtements et matériaux au contact de la peau
  • Nature des pierres, perles et traitements éventuels

Une fois les mots choisis, il faut vérifier que les mentions relatives aux métaux précieux et aux poinçons correspondent également au bijou.


Titre des métaux précieux et poinçons : les règles de marquage


La composition exacte conduit à une autre vérification : les bijoux en or, argent ou platine relèvent de règles particulières de titre et de marquage obligatoire. Selon les textes applicables aux métaux précieux, le titre s’exprime en millièmes.

Lesen Sie auch:  Bijou pour enfant : les précautions de sécurité


Or, argent et platine : afficher le titre exact


Une indication en carats ne remplace pas nécessairement l’affichage du titre en millièmes attendu dans l’information destinée au client. Les documents du fournisseur, l’étiquette et la fiche produit doivent donc présenter des données cohérentes.


Le tableau présente des titres légaux mentionnés par les textes français pour ces métaux. Il aide à contrôler une désignation, mais ne remplace pas la vérification des règles applicables au produit concerné.


Métal Titres en millièmes mentionnés Vérification commerciale
Or 999, 916, 750, 585, 375 Faire correspondre titre et désignation
Argent 999, 925, 800 Vérifier les documents du lot
Platine 999, 950, 900, 850 Contrôler le titre annoncé
Revêtement doré Épaisseur et nature à documenter Ne pas confondre avec de l’or massif


Poinçon de garantie et poinçon de maître


Le poinçon de garantie atteste le titre du métal selon le régime applicable ; le poinçon de maître identifie le fabricant. Les obligations et exceptions dépendent notamment du produit et de son poids, ce qui rend hasardeuse toute règle générale fondée sur son apparence.


Une boutique qui reçoit un bijou sans poinçon attendu doit demander des explications et contrôler le régime applicable avant sa mise en vente. La facture seule ne remplace pas le marquage ou les justificatifs prévus par les règles concernées.


Points de contrôle pour les métaux précieux :


  • Titre exprimé en millièmes et cohérent sur chaque support
  • Poinçons vérifiés selon la nature et le régime du produit
  • Factures et documents reliés au lot commercialisé
Lesen Sie auch:  Norme REACH : ce qu'elle limite dans un bijou

Les poinçons renseignent sur le métal, mais ne démontrent pas à eux seuls la conformité chimique de chaque composant du bijou.


Sécurité chimique et traçabilité : préparer les preuves de conformité


Après les mentions et les poinçons, le contrôle porte sur les substances utilisées et les preuves disponibles. Selon le règlement REACH, certaines substances sont restreintes dans les bijoux ; la responsabilité concerne aussi le professionnel qui revend un produit fabriqué par un tiers.



Nickel, cadmium et plomb : contrôler les composants


Les seuils ne s’appliquent pas tous de la même manière : le nickel est évalué par sa libération, tandis que le cadmium et le plomb sont soumis à des limites de concentration. Selon la DGCCRF, un vendeur doit pouvoir justifier la conformité, et une facture d’achat ne constitue pas à elle seule un rapport d’essai.


Un bracelet composé d’un fermoir métallique et d’une lanière en cuir doit être examiné par composants pertinents. Les restrictions peuvent aussi concerner le chrome VI dans le cuir ou certains colorants azoïques dans des articles en textile et en cuir.


Éléments à relier au dossier de conformité :


  • Référence et numéro de lot testés
  • Composants prélevés et méthode utilisée
  • Laboratoire, résultats et seuils évalués
  • Modifications de matière ou de fournisseur

Rapports d’essai, lots et réaction à une alerte


Un rapport utile identifie le modèle et le lot concernés, précise les composants testés et présente des résultats exploitables. Un document relatif à un modèle voisin ou à une ancienne production ne prouve pas automatiquement la conformité du stock reçu.


Selon le ministère chargé de l’Économie, la sécurité des bijoux suppose que les professionnels maîtrisent les matériaux et puissent justifier leurs contrôles. Un changement d’alliage, de placage ou de fournisseur doit donc déclencher une vérification de la validité des preuves déjà conservées.


Document Information à retrouver Utilité en cas d’alerte
Facture fournisseur Produit, fournisseur et commande Établir l’origine commerciale
Rapport d’essai Lot, composants et résultats Évaluer la conformité testée
Fiche produit archivée Mentions diffusées et version Reconstituer l’information client
Suivi des ventes Références, lots et canaux Circonscrire un retrait éventuel


En présence d’un doute sérieux, le vendeur peut suspendre la référence, isoler le stock et préserver les documents avant toute correction de la page produit. Une traçabilité organisée facilite ensuite l’information des clients et le recours contractuel contre le fournisseur.


La conformité tient finalement à l’accord entre le bijou réel, son étiquetage et les preuves conservées par le professionnel.


Sources : DGCCRF, « Étiquetage et sécurité des bijoux », ministère de l’Économie ; règlement (CE) n° 1907/2006, dit REACH ; Code général des impôts, dispositions relatives aux ouvrages en métaux précieux.

à lire aussi

Dans la même rubrique